La dynamique du binaire

Table des matières12345678910111213Conclusion

INTRODUCTION

Considérer la réalité du symbole (ou son réalisme, si l’on préfère), de même que son rapport avec les autres étages de la réalité (synchronicité), suggère de se mettre davantage à son écoute, de le laisser lui-même dire, manifester, son message. Comment fonctionne le symbole en lui-même? Quelles sont ses façons de se présenter et ses mécanismes?

Dans un premier essai, Le symbole et le réel, la réflexion symbologique de Dan Sperber a été évoquée. En suivant sa démarche, on a pu affirmer que le mythe n’était pas un langage, que le symbole en était la dimension langagière[1]. La méthode de Sperber, de même que la constatation de l’importance du binaire dans la structure mythique, incitent à considérer les termes symboliques en tant que couple. Si le pain et le vin, par exemple, sont eux-mêmes capables de fournir un sens, leur rapport revêt certainement une signification dont l’importance nous a peut-être échappé. Il est possible que cette signification même soit destinée à produire ce que le chrétien contemporain recherche le plus aujourd’hui: redonner un élan de dynamisme à la foi en l’Eucharistie.

Dans l’optique où l’on s’apprête à traiter, dans un essai ultérieur, les termes pain et vin en tant que couple, on examinera maintenant, conséquemment à la théorie synchronique du réel exposé dans l’essai précédent, la structure binaire dans ses dimensions psychiques et matérielles. De cette manière, on disposera des outils et des conceptions générales nécessaires pour une bonne compréhension du symbole eucharistique sous cet angle. Au cours de la démarche, il faudra toujours garder présente à l’esprit la perspective qu’offrent les différents éléments de type «prolégoménal» présentés dans ces deux essais préliminaires[2], afin de se maintenir dans un rapport équilibré entre le subjectif et l’objectif en regard du symbole.

Page suivante →

Table des matières12345678910111213Conclusion


[1]. Voir «Le symbole et le réel», p. 6 ss
[2]. Voir «Le symbole et le réel» et «La dynamique du binaire».
Ce contenu a été publié dans Essais, Jean-Marc Rufiange, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.