Avent 2013 – 13 décembre

Quelques-uns des vieillards vont chez Abba Poémen et lui disent: «À ton avis, quand nous voyons un frère dormir à l’office, faut-il le secouer pour qu’il se tienne éveillé durant la prière?»
Il leur dit: «Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer».

Tiré des Apophtegmes des pères du désert

Consultez le calendrier au complet.

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4 Responses to Avent 2013 – 13 décembre

  1. Eustache dit :

    Là, aujourd’hui, j’comprends pas.
    Et-ce que quelqu’un peut m’expliquer?

  2. Stéphane dit :

    @ Eustache

    «Moi, quand je vois le frère dormir, je lui mets la tête sur mes genoux et je le fais reposer».

    C’est tout simplement l’application de la valeur fondamentale de l’évangile: la charité. Un acte gratuit d’amour envers son prochain.

    Notre piété ne vaut pas grand chose si on est incapable de faire preuve de charité.

    Si la prière nous rapproche de dieu, la charité elle, nous fait rencontrer dieu: ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait.

  3. Jennie dit :

    Effectivement merci Stéphane pour cette réponse!

    J’aimerais ajouter quelques mots et vous partager pourquoi cette courte « discussion », datant des premiers siècles, m’a fait sourire.

    Il y a ces jeunes disciples impétueux et prêt à pourfendre tous les ennemis de la prière. Puis, d’autre part, il y a l’ancien moine, que les jeunes viennent consulter. Pour ma part, ce que je retiens de l’expérience de vie de cet ancien moine, c’est que la plus grande part du travail est faite par Dieu.

    Peut-être cet ancien moine a-t-il dans son jeune temps fait, lui aussi, multiples performance de mortification, multiples nuits de prières…et bien Dieu a vu tous ces efforts et les a accueillis, mais il demeure que Dieu donne sa grâce avec libéralité, lorsque bon lui semble, selon nos besoins, et qui sait, durant notre sommeil aussi.

    Qui sait si ce moine qui dort n’a pas lancer, avant de s’assoupir, un cri ardent vers Dieu et que « Dieu comble son bien-aimé qui dort »; c’est au delà de notre capacité d’en juger, du moins c’est ce que je retiens des propos de notre ancien moine.

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