Fils de David et désincarnation

On a l’habitude de référer à l’Église comme peuple de Dieu. Cela cause déjà des problèmes par rapport à d’autres « religions », dans la mesure où une telle appellation implique une élection, c’est-à-dire un ou une élu(e) parmi d’autres qui ne le sont pas.

Selon l’approche traditionnelle de l’Église catholique, Israël, le peuple élu, serait la préfiguration de l’Église, peuple de Dieu. Est-ce que cela équivaut à dire qu’une fois le Christ entré en scène, il faut que l’Église grandisse et qu’Israël diminue, comme Jean-Baptiste par rapport à Jésus ? Cela voudrait dire, entre autres, que la promesse faite à David (voir « David et sa descendance ») se réalise dans l’Église, mais de façon spirituelle : l’enseignement des nations conduisant au rassemblement de tous autour de la même table eucharistique.

La venue de Jésus aurait-elle opéré une sorte de « saut quantique » entre Israël et l’Église ? La métaphore a été employée par l’un de mes commentateurs. Il s’en sert pour montrer les conséquences problématiques de ce genre de « saut » sur la manière de considérer la « paternité » de Joseph. Je vous invite d’ailleurs à lire son commentaire sur « Joseph et le Sang » (voir J.-F. Germain Carneau).

À mon sens, le fait d’opérer un saut quantique entre Israël et l’Église, c’est-à-dire une forme de rupture, passant du mode terrestre au mode spirituel (de l’humain au divin), peut avoir des incidences politiques fondamentales. L’une de ces incidences est la suivante : on fait en sorte que l’appellation Fils de David, attribuée à Jésus mais aussi à Joseph, se trouve spiritualisée, désincarnée de la descendance de David.

Et si la réalité généalogique et dynastique du Fils de David était au cœur de la gérance des rapports politiques, en vertu d’une promesse de Dieu qui serait toujours en vigueur : « J’établirai ta dynastie pour toujours » (Ps 88)… Ne pas en tenir compte ne placerait-il pas toutes nos tentatives de résolution des conflits politiques dans une impasse ?

Or, il faut bien le reconnaître, l’état de la situation internationale actuelle en a tout l’air.

Francine D. Pelletier

Demain : « Joseph et le Sang… de David »

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11 Responses to Fils de David et désincarnation

  1. J.-F. Germain Carneau dit :

    Madame Francine vous me voyez encore ébahi de votre forme très particulière de pensée. Vous avez étendu les conséquences de mon propre raisonnement dans une direction inédite. Je dois avouer que je sentais confusément dans mon esprit la logique que vous exprimez ici se profiler dans vos derniers blogues mais je suis frappé par la clarté et la concision avec lesquelles vous y arrivez. Croyez-moi votre obligé, non pas à cause de l’épreuve que vous faites subir à ma modestie mais à cause des immenses possibilités de réflexion et de méditation que vous nous ouvrez. Merci. JFGC

  2. Helena dit :

    J’abonde dans le même sens que M. Germain Carneau, votre dernier blogue ouvre des avenues de réflexion vraiment inédites et originales. Lors d’un de mes commentaires antérieurs, je déplorais la coupure entre le spirituel et le terrestre, et je croyais à peine que ce problème pouvait trouver une solution. Le commentaire de M. Germain Carneau sur l’incarnation et les sauts quantiques m’avait déjà permis d’entrevoir de nouvelles avenues, mais aujourd’hui je dois dire que vous avez donné tout un coup de main à mon espérance.
    Lors d’une réponse à un commentaire, vous m’avez questionné sur l’enjeu géomystique de l’Oratoire Saint-Joseph sur le Mont-Royal. Pourquoi Joseph y a-t-il installé son poste de commandement? En tout cas actuellement, sur les ondes des radios de Montréal, nous entendons le terme « impasse politique » au moins 5 fois aux 10 minutes. Mais encore, au-delà des ritournelles habituelles … N’y aurait-il pas au Canada une forme de structure politique qui plaît à Joseph, qu’il a lui-même préservée?

  3. Zoé G. dit :

    @ Francine Pelletier,

    J’apprécie la lecture de vos blogues. Il vous faut 24 heures pour les écrire, il m’en faut, à cause de leur densité, 72(heures) pour les «processer». Je ne suis pas Jack Bauer!
    BIogue@rebourt va t-il rester en ligne après le 17 octobre? Sinon, j’ai pensé imprimer vos blogues afin d’y revenir plus tard.

    À propos du Saut quantique: Je n’ai pas un profil scientifique mais il y a plusieurs années, je me suis intéressée à la physique quantique suite à un article dans le Science et Vie sur la création de la matière. La mécanique quantique (qui pour l’instant est encore bien au-delà de ma compréhension) nous offre, des perspectives intéressantes pour « conjecturer ». Dans l’avenir, la physique quantique sera peut-être le pont entre la science et Dieu (vous savez les 90% de la masse manquante de l’univers, la création de la matière, les multiples dimensions, l’origine de la vie, assez fascinant tout cela!) C’est peut­ être une avenue intéressante pour le Blogue de M. Tessier portant sur la problématique science et foi.

    Dans votre texte, vous employez saut quantique en tant que métaphore (changement brusque de l’état d’un système de manière quasiment instantanée). Je ne sais pas s’il y a conjoncture ici, mais depuis quelques temps je remarque un engouement pour ce terme «saut quantique». Utilisé en dehors de son contexte scientifique, Il s’adapte à toutes les sauces et à tous les secteurs d’activités. Au bureau, l’expression: « Passer du coq à l’âne » a été remplacée par «Je viens de faire un saut quantique»

    Voici quelques exemples:
    En économie on utilise le terme saut quantique à été employé pour souligner l’urgence dans le processus de consolidation des dettes de la zone euro.
    En ressources humaines, on parle de saut quantique de la performance c.-à-d. une masse énergétique composée d’hommes et de femmes en interconnexion, corrélées les uns aux autres et gravitant autour d’un projet commun, le noyau des valeurs source de leur énergie.
    En éducation, le site du Saut quantique (Le Centre d’innovation pédagogique en sciences au collégial) nous offre une nouvelle approche par projet et contacts synergiques.
    En médecine douce et psychothérapie nous est offert la biologie totale par Saut Quantique, une déprogrammation génétique et introduction de différente loi biologique.
    Même le tennis à droit à son saut quantique car le calcul du pointage est non linéaire et comporte des sauts de quantité non divisible. Le premier ordinateur professionnel portait le nom de SinclairQL (Quantum Leap-saut quantique)

    Finalement, cette métaphore, à fait un saut fatal vers les sciences parallèles et religieuses.
    Adamus St Germain, Masters in the New Energy, nous propose un saut quantique permettant un nouveau niveau de créativité. L’Ascension est un saut quantique et le processus le plus difficile et le plus sacré qu’un être humain puisse traverser. Le biophysicien Dr Dieter Broers, prédit pour l’humanité un saut quantique élémentaire de la conscience. Urantia Gaia affirme que chaque degré gagné par la chaleur de votre amour et la compréhension de ce que vous êtes
    vous fera parvenir au seuil du saut quantique qui vous propulsera vers votre nouvel état.

    Dans tous les cas, le terme « saut quantique » est employé pour évoquer un changement positif, donc souhaitable. Par contre, si j’ai bien compris, les deux fois où il y a été employé sur ce blogue, il signifiait un événement aux conséquences négatives qui entraine une coupure, je cite M. Germain-Carneau : « une discontinuité dans le tissus de l’histoire et même dans le tissus de l’être. » Vous utilisez aussi « saut quantique » pour exprimer la rupture opérée entre Israël et l’Église dépouillant ainsi Joseph de son statut de descendant de David.

    Je sais que pour vous, le sens et le choix des mots est important, je pars donc de l’idée que vous n’employez pas cette métaphore seulement parce qu’elle est au goût du jour et qu’elle impressionne, sans oublier toutes les inepties qui l’entourent et parfois sa connotation ésotérique (lorsqu’elle évoque le religieux).
    Pourriez vous m’aider à bien comprendre vos propos? Mes questions s’adressent aussi à monsieur Germain-Carneau.

    Si vous utilisez à bon escient la métaphore « saut quantique » c’est que cette coupure dont vous parlez s’est faite instantanément. Donc, puisqu’une idéologie se forme de façon linéaire dans le temps l’homme et ses déboires idéologiques ne sont pas en cause. Vous dites: « la venue de Jésus, aurait-elle opérée une
    sorte de saut quantique, ce serait donc Jésus qui amène cette coupure qui passant par le christocentrisme aboutit a une impasse dans les conflits politiques? Sinon, qui ou quoi est à l’origine de ce saut quantique? Si ce n’est ni Dieu ni l’homme, est-ce le fruit du hasard?

    La coupure entre l’humain et le divin, je croyais qu’elle datait du jour mémorable de la « faute originelle », c’est donc qu’elle n’était pas complétée ? C’est comme si ayant perdu une certaine nature divine nous tentions de la retrouver par le biais de ce « saut quantique » mais en sabotant tout le reste.

    Merci beaucoup pour votre travail de réflexion et votre persévérance! J’avoue que j’ai peur d’avoir insisté un peu trop sur la question du saut quantique. Ne vous croyez pas obligée de répondre si vous n’en voyez pas la pertinence. Lorsque que j’ai constaté l’effet apporté par l’utilisation de cette métaphore dans le contexte de votre réflexion, je cite vos lecteurs M. Germain-Carneau: « à cause des immenses possibilités de réflexion et de méditation que vous nous ouvrez » et Helena: « votre dernier blogue ouvre des avenues vraiment inédites et originales, le commentaire de M. Germain Carneau sur l’incarnation et les sauts quantiques m’avait déjà permis d’entrevoir de nouvelles avenues », je me suis dis: « cela vaut la peine que je m’arrête un instant pour mieux comprendre ».

  4. J.-F. Germain Carneau dit :

    @Zoé G.

    Pour moi le saut quantique en soi n’a ni connotation négative ni positive. C’est un phénomène que la physique moderne inclut dans son arsenal théorique. Ce qui compte pour moi c’est l’utilisation que l’on en fait pour réduire l’importance de la continuité en physique classique. Si l’on oppose la notion de saut quantique à la notion de continuité, j’ai un problème, surtout si on fait de ce saut la valeur supérieure du système, c’est-à-dire, si le saut a plus d’importance que la continuité. Ce qui est négatif pour moi est le rejet de la continuité.

    Les exemples que vous donnez, particulièrement ceux du monde religieux ou ésotérique montrent bien que l’en-jeu est de taille puisque l’expression finit par être employée pour exprimer une sorte de «saut en avant» d’ordre ontologique. Vous formulez fort bien ce qu’implique ce mouvement: «C’est comme si ayant perdu une certaine nature divine nous tentions de la retrouver par le biais de ce « saut quantique »…»

    Vous parlez de «la coupure entre l’humain et le divin». Cette coupure est établie clairement dans la genèse par l’interdiction au jardin de manger l’arbre de la connaissance du bien et du mal et elle ne date donc pas «du jour mémorable de la « faute originelle »», elle est inscrite dans la nature même de la création. Ce qui date «du jour mémorable de la « faute originelle »» c’est la rupture de la continuité que Dieu avait établie avec sa création qui était symbolisée par l’arbre de la vie. En voulant s’arroger la prérogative divine de la connaissance du bien et du mal l’homme a rejeté sa propre nature et rejeté le lien qui seul lui assurait la vie.

    Il y a quelque part un saut bien plus que quantique entre Dieu et l’homme, mais il y a aussi incarnation, donc continuité, et cela se produit en Jésus.

    Je crois que Jésus vient restaurer la continuité. C’est pourquoi il est Fils de Dieu.

    Ceci dit Dieu n’a jamais lui-même rompu quoi que ce soit. C’est pourquoi il inscrit la rédemption dans la continuité historique qui s’inscrit dans la logique de la création. Le long cheminement de l’histoire du salut montre le respect que Dieu a de sa propre création. Il n’offre pas ce saut quantique que nous souhaitons tous plus ou moins. Il n’y a pas de «saut quantique élémentaire de la conscience». Il n’y a pas de «saut quantique qui vous propulsera vers votre nouvel état.»

    C’est dans cette perspective que Saint Joseph est important et c’est aussi dans cette perspective que le fait de l’avoir «caché» ou dénué de son sens montre l’enjeu.

  5. Francine D. Pelletier dit :

    @Hélèna

    J’ai réfléchi longuement à la question que vous me posiez dans votre
    commentaire qui apparaît plus haut : «N’y aurait-il pas au Canada une forme de structure politique qui plaît à Joseph, qu’il a lui-même préservée?» Des fragments de notre histoire me sont revenus en mémoire.

    Certains biographes de Jérôme Le Royer de la Dauversière, qui est à l’origine de la fondation de Ville-Marie (Montréal) en 1642, ont établi un parallèle entre le fait que Yahweh Dieu ait dit à Abraham: «Va dans le pays QUE JE TE MONTRERAI» et le fait que La Dauversière ait reçu la mission de fonder une ville sur une île QUI LUI FUT MONTRÉE de façon très précise au cours d’une vision. De même, Marie de l’Incarnation a reçu sa mission canadienne lors d’un songe, alors qu’elle ne connaissait même pas l’existence du pays.

    Dans la foulée de votre question, je me questionne à mon tour: cette forme de structure politique dont vous parlez et que Joseph a préservée ne serait-elle pas reliée au fait que Dieu lui-même s’est présenté à l’origine du Canada comme celui qui prend l’initiative de la fondation? « Va dans ce pays »… sur cette île.

    En ce sens, je dirais que le premier geste de fondation du Canada fut celui de Jacques Cartier en 1534 : dès qu’il eut abordé à Gaspé, Cartier planta une croix et fit lire le prologue de l’évangile de saint Jean, mettant le nouveau territoire sous la souveraineté de Dieu d’abord, lui donnant ainsi préséance sur celle du roi de France.
    Ensuite, Joseph entre en scène.

    J’ai parlé dans mes blogues de la consécration du Canada à Joseph en 1624 qui sauva la colonie in extremis, du songe de Marie de l’Incarnation dans lequel Joseph se présente comme gardien de ce lieu et du songe de Marie-Catherine­-Joseph-de-Saint-Augustin dans lequel Joseph s’interpose efficacement contre les démons qui veulent déchirer le Canada. Ils ont en commun d’attester la puissance de Joseph en tant que protecteur du domaine canadien.
    Je conjecture donc que la forme de structure politique qui plaît à Joseph et qu’il a pour ministère de sauvegarder, c’est la souveraineté de Dieu qui est au fondement du Canada.

  6. Felipe Marquis dit :

    Bonjour,

    Je viens de relire votre blogue, le commentaire de Zoé G. ainsi que la réponse de M. Germain Garneau ont retenu mon attention et mon intérêt. Entres les lignes, Zoé G. exprime le fait qu’elle n’est pas impressionnée par l’utilisation de la métaphore « saut quantique », elle veut plus de précisions pour mieux comprendre l’impact de vos affirmations. Cette discussion est fort intéressante et suscite effectivement beaucoup de questionnements. M. Germain Garneau répond à plusieurs de ses interrogations, je souligne la justesse de son commentaire concernant la coupure entre l’humain et le divin qui ne date pas de la « faute originelle », mais que c’est plutôt la rupture de la continuité que Dieu avait établie avec sa création qui date de ce jour mémorable. Une correction éclairante qui porte à réflexions. Cependant, un point semble rester en suspend, c’est la question sur l’origine de cette brisure entre Israël et l’Église.

    J’aimerais aussi avoir plus de précisions sur la question (affirmation) suivante formulée dans votre blogue: « Et si la réalité généalogique et dynastique du Fils de David était au cœur de la gérance des rapports politiques, en vertu d’une promesse de Dieu qui serait toujours en vigueur : « J’établirai ta dynastie pour toujours » (Ps 88).

    Merci beaucoup.

  7. Francine D. Pelletier dit :

    @Felipe Marquis

    Bonjour,
    Cette question restée en suspens et les précisions que vous me demandez sont en fait au cœur de ma réflexion actuelle. Je me propose d’en faire l’objet de mes prochains blogues. Il s’agit d’un terrain assez peu exploré quand on considère la portée politique qu’impliquerait cette dynastie du Fils de David s’il advenait que
    les conjectures émises dans ce blogue-ci aient quelque fondement.

  8. Felipe Marquis dit :

    @Mme Pelletier
    Merci de votre réponse. Lors de la sortie de votre prochain blogue, je serai au rendez-vous.

  9. Zoé G. dit :

    @ Mme Pelletier,

    je serai également au rendez-vous.
    Au plaisir de vous lire bientôt.

  10. J.-F. Germain Carneau dit :

    @ Francine Pelletier

    La question de la rupture évoquée dans votre blogue et à laquelle réfère Felipe Marquis est certainement un sujet complexe. Je tente toujours de maintenir une position qui tient compte de la rupture et de la continuité mais il reste une question sur laquelle je bute souvent moi-même: puisque la dynastie de David dans sa dimension messianique se termine avec Jésus, comment s’établit la continuité si ce n’est pas de façon spirituelle?

  11. Francine D. Pelletier dit :

    @J.-F. Germain Carneau

    M. Carneau, j’avais gardé votre commentaire en mémoire, notamment votre question sur la continuité. Mieux vaut tard que jamais, dit-on, alors voici quelques réflexions à ce propos.

    Je pense que Paul aborde le thème de la continuité dans sa lettre aux Romains. Il manifeste une profonde sollicitude à l’égard de son peuple: «les Israélites à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ» (Romains 9,4-5). L’apôtre pose directement la question: «Dieu a-t-il rejeté son peuple?». En nos termes : y a-t-il rupture? «Loin de là!», assure-t-il. «Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin» (11, 1).

    Ce que dit Paul à ce sujet est d’une incontestable richesse. Plusieurs points soulevés dans sa lettre (chapitres 7 à 11) demeurent pour moi assez mystérieux. Ce que j’en comprends m’amène toutefois à penser que la lignée de David n’est pas le seul principe de continuité, bien que cette lignée soit porteuse de la promesse d’une dynastie établie pour toujours. En fait, si la lignée de David a porté son fruit en Jésus, la continuité est aussi préalablement inscrite dans la promesse faite par Dieu dès la Genèse: le lignage de la Femme (la Ischah) sera victorieux du lignage du serpent. C’est une réflexion que je développe plus loin dans mes blogues.

    Cette promesse que je dirais primordiale est encore à l’œuvre dans notre histoire et elle implique la destinée d’Israël, car, comme le dit Paul, à la fin «tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion» (11,26). L’histoire de cette dynastie «établie pour toujours» n’est donc pas finie, elle continue, elle avance parmi tous les peuples, à toutes sortes de niveaux, jusqu’à la victoire promise et définitive, inhérente à l’avènement du Royaume.

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